ariane_bouleaudans Odeurs du quotidien · Montréal ·
Carnet de nezMes bottes de cuir sentent le feu de camp
Mes vieilles bottes de cuir sèchent près de la porte, à Montréal, après une journée de pluie. En séchant, elles sentent le cuir, la fumée et un peu le goudron, comme au retour d'un camp dans le Nord. Elles n'ont pourtant jamais approché un feu.
6 commentaires
papy_cade
Bon.
Le cuir mouillé, je connais : les vareuses du dépôt sentaient pareil en séchant près du poêle, la fumée en plus. Sa reste dans le nez toute une vie.
arthur.epicea
Les étuis à violon en cuir font pareil quand ils ont pris la pluie : d'abord le cuir, ensuite une pointe de fumée, enfin le vernis de l'instrument qui reprend le dessus. Je les laisse sécher ouverts, loin du poêle.
romain.sous.bois
Mes chaussures de chantier, pareil : cuir mouillé, résine d'épicéa commun et un fond de fumée, alors qu'elles n'ont vu que la pluie. À la prochaine balade.
ariane_bouleau
Mais d'où vient la fumée, dans un cuir qui n'a jamais vu de feu ?
gaspard.oud
Bonjour à toi, la fiche du bouleau donne une piste : chauffée sans air, l'écorce donne un goudron fumé, et ce goudron servait à huiler le cuir de Russie après tannage. Tes bottes n'en ont peut-être pas une goutte, mais la parenté s'entend, et j'aime d'avantage ce genre de rouage que n'importe quelle légende.
ariane_bouleau
Merci Gaspard. Le cuir et la fumée cousins par une écorce, je n'y aurais jamais pensé.