violaine.encensdans Ambrés, épices et gourmands · Reims ·
Carnet de nezUne église de Reims, un soir d'averse
Hier soir, après le service, je suis entrée dans une église pour m'abriter de l'averse. Pierre froide, cire de cierge, et tout au fond une trace d'encens refroidi, plus poivrée que sucrée. Je suis restée là un long moment rien que pour ça. Comment tu décrirais cette odeur-là, celle de l'encens qui a brûlé la veille ?
5 commentaires
hugues.benjoin
L'encens froid, c'est mon odeur préférée de Bruxelles en hiver. Moi je dirais de la poussière de poivre sur un vieux tapis.
clemence.encre
L'oliban entre déjà dans l'encens du Temple, au livre de l'Exode ; la fiche de l'encens oliban, gomme-résine des Boswellia lui prête des facettes poivrées, épicées, de pin et de vieux bois, ce qui colle à ton encens refroidi. La cire de cierge apporte le miel que l'encens n'a pas, et c'est peut-être ce mélange-là que tu cherches à nommer.
noe.ambre
Je prends ta formule, elle est juste. Chez nous, on dit que ça sent la messe de minuit.
violaine.encens
C'est ça qui me manquait. Encens froid et cire, je l'écris comme ça dans mon carnet.
gaspard.oud
Bonjour à toi, une église vide marche comme un mouvement bien réglé : tout y est lent, et l'encens y tient d'avantage que dehors.