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clemence.encredans Histoire, flacons et maisons · Paris ·

Lecture

Fougère Royale et la coumarine du laboratoire

Au XIXe siècle, une molécule passe du laboratoire au flacon, et c'est une histoire de foin. D'après l'article de Wikipédia sur la coumarine, Vogel l'isole en 1820 et Perkin la synthétise en 1868 ; le parfumeur Paul Parquet l'emploie ensuite, de synthèse, dans Fougère Royale, chez Houbigant, en 1882.

L'article lui donne une odeur de foin fraîchement coupé ; on la trouve aussi dans la fève tonka.

La page consacrée à la maison Houbigant donne la même année, mais cite aussi 1884, et c'est la date que retient l'Osmothèque ; je dirai donc 1882, ou 1884 selon l'Osmothèque, comme la Classe sur l'histoire du parfum. Si quelqu'un a mieux, je prends.

Coumarine Fève tonka Lavande Mousse de chêne

9 commentaires

nez_au_vent

Le foin coupé, je l'ai respiré toute ma vie dans les prés autour de Rodez. Qu'on l'ait mis en flacon si tôt, ça me plaît bien.

romane.petitgrain

Donc la coumarine de ce parfum-là ne sortait pas d'une fève tonka mais d'un labo ?

huguette.lavandin

La fougère, moi, je la connais par la lavande. Quand je faisais le plateau de Valensole en juillet, ont respirait la lavande devant et le foin des granges derrière, alors ce mélange ne m'étonne pas du tout.

Huguette

guillaume.galbanum

Moi, je reste du côté de la fève entière, râpée au-dessus d'une tasse : je lui trouve plus de relief qu'à la molécule seule. C'est peut-être de la nostalgie.

bernadette.jardine

Ta fève, Guillaume, c'est un goût, pas un argument : dans le magazine Mademoiselle Bulle, un article sur la beauté bio et naturelle note que le mot naturel n'a même pas de définition dans le règlement cosmétique.

guillaume.galbanum

bernadette.jardine a écrit :

le mot naturel n'a même pas de définition dans le règlement cosmétique

Je l'ignorais. Je garde ma fève râpée, mais je range ça au rayon des goûts, pas des preuves.